Et si les ovnis de la mythique Zone 51 n’étaient que des avions-espions. Pas d’extraterrestres au sein de cette zone.

Les apparitions d’ovnis dans le ciel du Nevada, à l’origine de la
mythologie entourant la mystérieuse Zone 51, n’étaient en fait que
des avions-espions U-2 testés sur cette base ultra-secrète, a
révélé la CIA.

Les adeptes des théories de la conspiration vont être déçus et le
fantasme alimenté par Hollywood du camouflage de l’existence
d’extra-terrestres par le gouvernement américain en prend un coup: la
zone 51 a servi aux tests du fameux avion-espion de la Guerre froide.

C’est un rapport officiel sur l’histoire du programme U-2 entre 1954
et 1974 rédigé par deux historiens de la CIA et récemment
déclassifié qui lève le voile.

Tout au long des 400 pages de ce rapport, pas une mention de
l’extra-terrestre de Roswell, dont l’ovni se serait écrasé au
Nouveau-Mexique en 1947 et qui, selon la légende, aurait été
ensuite caché et étudié dans la Zone 51.

En revanche, cette parcelle de désert du Mojave d’une vingtaine de
kilomètres de long située au nord-ouest de Las vegas, est
présentée comme le berceau de l’histoire de l’appareil de Gary
Powers, le pilote abattu au-dessus de l’Union soviétique en 1960.

C’est en survolant ce territoire à bord d’un petit avion Beechcraft
qu’un responsable de la CIA, Richard Bissell, avait repéré en avril
1955 ce qui ressemblait à une piste d’atterrissage située sur un lac
salé appelé Groom Lake.

Le terrain était situé au nord-est d’une zone appartenant à un
terrain d’expérimentation de la Commission à l’énergie atomique
américaine (AEC), comme le montre une carte de la région dévoilée
par la CIA.

Ce n’est pas la première fois que l’agence de renseignement
reconnaît l’existence de la Zone 51. Dans un document déclassifié
et mis en ligne sur internet en octobre 2012, un mémorandum datant de
1967 rédigé par le directeur de la CIA de l’époque, Richard Helms,
évoque le déploiement depuis la Zone 51 de trois avions-espions au
Japon pour des missions au-dessus du Vietnam.

« Comme un objet enflammé »

Dès le début des vols d’essais et d’entraînement en juillet 1955,
« la haute altitude du U-2 a rapidement mené à un effet secondaire
inattendu: l’augmentation phénoménale des signalements d’objets
volants non-identifiés (Ovnis) », relatent les auteurs de la CIA.

A l’époque, les appareils commerciaux volaient à une hauteur de
3.000 à 6.000 mètres. Les U-2 volaient eux à plus de 20.000
mètres.

« De tels signalements étaient très fréquents en début de soirée
de la part de pilotes commerciaux volant d’est en ouest ». Le soleil
était alors bas sur l’horizon, leur appareil étant « dans l’ombre ».

Si un U-2 volait dans les environs à haute altitude, le soleil se
reflétait sur ses ailes argentées, ce qui « apparaissait pour le
pilote commercial, 12.000 mètres plus bas, comme un objet enflammé »,
justifient-ils. Ce phénomène pouvait également être constaté du
sol.

« A cette époque, personne ne soupçonnait que le vol habité était
possible à 20.000 mètres, donc personne n’envisageait de voir un
objet si haut dans le ciel », expliquent-ils.

En raison du caractère ultra-secret du programme U-2, les enquêteurs
de l’Air Force chargés d’enquêter sur les signalements d’ovnis « ne
pouvaient répondre à ceux qui leur écrivaient la vraie raison » de
ces phénomènes, justifient les deux historiens.

Dans la Zone 51 même, la sécurité assurée par la CIA était
draconienne afin de préserver le secret entourant les U-2, comme elle
le sera plus tard pour les avions furtifs testés sur la base de
Nellis toute proche.

« Pour ne pas éveiller l’attention », écrivent les auteurs, les
employés de Lockheed, le constructeur de l’U2, étaient ainsi
convoyés sur la Zone 51 depuis leur usine de Burbank (Californie) le
lundi matin et rentraient chez eux le vendredi soir. Aux heures où le
trafic aérien était le plus dense.

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Gilles Milot : Président ; Riccardo Melfi : Vice-Président Senior et Responsable du contenu WeB ; Pierre Caron, Ps, C.ht. : Vice-Président Senior et Spécialiste des Enlèvements

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